mercredi 24 octobre 2018

Le sommeil... ou le manque de sommeil

Avant de tomber enceinte, j'avais une idée préconçue du cododo : "c'est dangereux, jamais je ne dormirais avec mon enfant. C'est le lit des parents."
Et puis je suis devenue mère....

Au début, quand mon fils est né et que je suis rentrée de la maternité, j'avais mis un petit lit de cododo collé au mien. C'est vrai que lorsqu'on allaite c'est bien pratique. On nous rabâche qu'il faut faire attention avec la mort subite du nourrisson donc quand on a un nouveau-né, on a envie de le surveiller.

Un des avantages du cododo est que le bébé ne se réveille pas complètement, cherche le sein, tète et se rendort. Et nous non plus. Nous sommes réveillées mais nous n'avons pas besoin de luter assises pendant 1h pour ne pas piquer du nez.

Il y a tout de même quelques règles à respecter : pas de matelas trop mou, pas de draps ni d'oreillers. Pas d’alcool, de drogues, de tabac. Et attention au père pour ne pas qu'il écrase le bébé.

Quand on y réfléchi, un bébé passe 9 mois bercé au son de la voix de sa mère, bien au chaud avec de quoi s'alimenter, et d'un seul coup on prétend qu'il est mature et que dès sa naissance il faut l'habituer à se débrouiller seul...

Au début je faisais cela. Je le posais dans son lit à côté de moi, et lorsqu'il se réveillait, je le prenais, je l'allaitais et je le reposais.

Puis sont arrivées les coliques du nourrisson. J'ai commencé à prendre mon fils et à mettre son ventre contre mon ventre, et cela l'apaisait. Et un jour, la fatigue me gagnant, je me suis endormie comme cela dans le lit.

J'ai renouvelé l'expérience. Je préférais qu'il dorme, même si mon sommeil en était perturbé. Mon fils a toujours beaucoup tété, de jour comme de nuit. Il dormait 2 ou 3h d'affilées, pas plus.

Après, nous sommes passés à notre lit de parents en mezzanine et mon fils dans son berceau cododo en bas. Mais se lever sans arrêt est épuisant. Je n'en pouvais plus et mon conjoint également. Nous avons donc pris la décision de le faire dormir avec nous dans notre lit. Ça y est j'avais basculé du côté obscur des parents qui lâchent....

Et même si cela est fatiguant, pour moi c'était moins fatiguant que notre bébé soit dans notre lit que de me lever toutes les heures.

Le piège c'est que le bébé sent votre odeur et donc a tout le temps envie de téter! Et reste accroché au sein. Au bout d'un moment j'avais mal au dos, car on se crispe tout de même pour être dans telle ou telle position, puis il ne faut plus bouger ....

Cela a duré jusqu'à ses 1 an, puis avec la reprise du travail et le mal de dos très présent, j'avais besoin de retrouver mon corps la nuit, de me reposer.

Problème : mon fils hurlait lorsque je le posais dans son lit.... Et le laisser pleurer n'était pas une solution. Le doute s'installe : il pleure parce qu'il a besoin de réconfort ? Parce qu'il souhaite nous dire qu'il n'est pas d'accord ?

Petit à petit, comme nous étions convaincus que tout irait bien, notre fils s'est habitué à dormir dans son lit. Comme il bougeait pas mal, nous avions enlevé le lit à barreaux et mis le lit parapluie pour être plus rassurés. Je l’endormais au sein, le posais à demi endormi dans son lit et son papa veillait à côté de lui en le rassurant, lui passait la main dans le dos.... Puis il se réveillait une ou deux fois par nuit. J'allais l'allaiter, cela durait une heure à peu près, puis lorsqu'il s'était rendormi je le recouchais.

Mais ce qui était pratiquement acquis a volé en éclat. Cela a duré quelques mois puis le sommeil de notre fils s'est de nouveau déréglé.

Depuis le mois de mai nous ne re-dormions plus, notre fils se réveillait toutes les 2h et pleurait jusqu'à ce qu'il ai le sein. Et il pouvait tenir des heures....

Comme il grandi, en se réveillant il voulait escalader le lit parapluie donc nous avons remis le lit à barreaux, mais en enlevant un côté des barreaux et en mettant le matelas au sol. Mais cela rend le rendormissement plus complexe....

Bref tout cela n'était plus possible, nous vivions dans l'angoisse du soir et nos nuits étaient des batailles....

Il a fallu trouver une solution.... J'ai eu un gros lumbago qui m'a fait ralentir le rythme, après avoir traîné un mal de dos plusieurs semaines.

C'est le signe que mon corps m'envoie pour me dire STOP. A force de trop vouloir bien faire, la journée au boulot, le soir en famille et la nuit en allaitant, je ne peux plus suivre.

Nous avons testé la méthode du Docteur Gordon pour le sevrage nocturne de l'allaitement. Je ferai prochainement un article là-dessus.

Et nous avons remis le lit à barreaux entier, et finalement notre fils aime bien, cela lui fait une cabane.

Tout cela pour vous dire courage, il y a plein de facteurs qui font qu'un bébé ou enfant dorme ou non, et si vous êtes attentifs à son bien-être cela ira certainement mieux un jour.... patience !



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